Comprendre les CFD, les notions de base


CFD vs SRD : plus de sous-jacents sur CFD

Vous pouvez traiter plus de 6000 sous-jacents sur CFD (actions, indices, matières premières devises) contre 150 valeurs exigibles au SRD.

Service de Règlement Différé

Le SRD, ou Système de Règlement Différé, est un système de règlement des transactions propres aux marchés français qui a remplacé en 2000, le système du règlement mensuel. Le SRD est un service réservé à tout titulaire d’un compte-titres (les détenteurs d’un PEA, en revanche n’y ont pas accès). Par opposition au système de règlement au comptant, le SRD permet de différer le paiement (l’encaissement) lié à l’achat (la vente) de certaines actions, à la fin du mois boursier. Vous avez même la possibilité à la fin du mois boursier de demander à votre intermédiaire de reporter la position sur le mois suivant (attention celui-ci n’est néanmoins pas obligé d’accepter).

Exemple d’utilisation du Service de Règlement différé

Vous achetez le 3 février 2011 l’action Vivendi qui est admise au SRD et vous demandez à votre intermédiaire (l’institution financière auprès de laquelle vous avez ouvert votre compte-titres) un règlement différé. Ceci implique que vous ne payez pas aujourd’hui l’action Vivendi, et que son paiement est différé à la fin du mois boursier, c’est-à-dire à une date précise que l’on appelle le « jour de liquidation ». Le jour de liquidation ou dernier jour du mois boursier diffère du dernier jour du mois calendaire. Le mois boursier commence 4 séances de bourse avant la fin du mois précédent pour se finir le jour de la cinquième séance de bourse avant la fin du mois. Dans notre exemple, vous ne paierez l’action Vivendi que le mercredi 23 février 2011 qui est le dernier jour du mois boursier pour février 2011.

En différant le paiement lié à l’achat d’une action, mais aussi l’encaissement lié à la vente, le SRD offre donc aussi implicitement à l’investisseur la possibilité de vendre à découvert, c'est-à-dire la possibilité de vendre une action qu’il ne détient pas et donc de jouer la baisse du cours de cette action. Supposons en effet, que vous décidez de vendre sur le SRD l’action Total dont vous pensez que le cours va baisser. Puisque le SRD implique que vous n’êtes pas payé aujourd’hui pour cette vente, vous n’avez pas non plus à livrer aujourd’hui le titre. En fait, votre intermédiaire va aller emprunter l’action Total auprès d’une contrepartie donnée et vendre cette action sur le marché. Ainsi le SRD offre, tout comme les CFD, la possibilité de jouer la baisse d’une action donnée sans avoir à la détenir.

Comparaison en terme d’éventail de choix des sous-jacents

Le SRD ne concerne pas tous les titres de la cote française. Pour être exigibles au SRD, les titres doivent avoir une capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d’euros et le volume échangé quotidiennement sur ces titres doit être supérieur à 1 million d’euros (500 000 euros pour les titres étrangers). Au total, il y a aujourd’hui environ et seulement 150 valeurs exigibles au SRD. Puisqu’avec les CFD vous pouvez intervenir sur plusieurs milliers d’actions différentes, cotées sur plus de 20 places boursières (plus de 6 000 valeurs chez saxo banque), les CFD proposent déjà un premier avantage incontestable par rapport aux trading sur le SRD. Ainsi, alors que l’on compte 129 actions françaises admises au SRD, c’est plus de 230 valeurs françaises sur lesquelles vous pouvez traiter avec les CFD.